Bouquinerie L'Ex-Libris
« L'Ex-libris », une librairie à la page
La petite boutique vend dans le monde entier par le biais d'Internet.
La librairie-reliure L'Ex-libris s'est mise au net en 1998. Aujourd'hui,
la petite boutique a des clients dans le monde entier. La plupart ne sont
jamais entrés dans sa boutique. Beaucoup n'ont même jamais entendu parler
de Laval... Ce sont pourtant des clients réguliers. Mais le bouquiniste ne
les a jamais rencontrés. Certains vivent aux Etats-Unis, d'autres en
Australie, ou encore à Tahïti. Collectionneurs, bibliophiles ou simples
lecteurs amateurs, ils s'approvisionnent tous chez lui.
En se mettant à la page, L'Ex-libris, spécialisé dans les livres d'occasions
et livres anciens, s'est ouvert de nouveaux horizons.
C'est en 1998 que le bouquiniste s'est lancée dans l'aventure.
Presque par « jeu », « C'était un peu farfelu pour une petite entreprise
comme la nôtre », avoue-t-il. Peu importe. L'expérience de la vente par
correspondance avait fait ses preuves. Le web était là. Pourquoi pas essayer ?
Le site web arrive au mois de septembre de la même année. « Un site maison ».
Autrement dit, monté sans aide extérieure. Comme « on était déjà informatisé »,
il a suffi de quelques manipulations pour glisser dans le site le fichier
correspondant au stock de livres.
Bien entendu, « on a ensuite amélioré le site au fur et à mesure ».
Les libraires voulaient faire de leur site commercial un site « convivial »,
et surtout « rapide au niveau de la recherche ». Au fil du temps, ils se
aussi rendus compte qu'il fallait sans cesse apporter des modifications,
des astuces, des nouveautés pour satisfaire l'internaute, lui faciliter
la tâche et le fidéliser. « Il faut que ça bouge, que le site soit vivant ».
« On effectue une mise à jour mensuelle du stock, on envoie un mail
personnalisé pour informer le client des nouveautés, on leur propose des
recherches gratuites, etc. ». Les idées ne manquent pas.
Visiblement, les efforts ont payé puisque « lexlibris.com » enregistre
de nombreuses connexions par mois. Un bon score pour une petite libraire
lavalloise dont l'initiative a été saluée à plusieurs reprises : prix du
développement personnel attribué par la Jeune chambre économique et premier
prix régional dans le cadre des trophées des espoirs du commerce électronique.
Le bouquiniste en sourit. « C'est amusant de concourir avec des grosses
entreprises (...) On joue dans la cour des grands ! » se plaît à répéter l'artisan,
à la tête de 70 m2 de locaux, boutique et atelier confondus. Pas question de jouer
au PDG de multinationale. On peut vendre aux quatre coins du monde sans avoir
la grosse tête.
Bien entendu, l'activité du libraire ne s'arrête pas à Internet.
Les participations aux salons du livre ou autres marchés restent nombreuses.
Et indispensables, pour vendre, se faire connaître mais également rencontrer
les clients. Car le magasin n'est pas très fréquenté. Le bouquiniste se souvient avoir
été porté lui-même un colis chez un client habitant derrière l'église, à deux pas.
La commande avait été passée sur le web...
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